lundi 13 septembre 2010

Petite déprime de la semaine... comme quoi, ça arrive à tout le monde ^^'

Dites, comment faîte-vous lorsque vous vous retrouvez seul(e) ? Lorsque tout d'un coup, tout ce monde vous apparaît comme tout sauf familier ? Lorsque vous avez l'impression de vous noyer dans la foule, suivant malgré tout le mouvement même si au fond, vous savez bien que ce n'est pas ce que vous voulez ? Personnellement, je suis totalement perdue, j'ai été noyée dans cette foule en constant mouvement... Et étrangement, être au beau milieu de la foule m'apparaît comme une sorte de libération. "Alors, pourquoi ce changement si soudain ?" vous demandez-vous. Je vais donc vous raconter ce qu'il s'est passé, mais pour cela, il faut remonter deux ans en arrière, pour voir les origines de la crise...


Lorsque je suis entrée en 5°, j'étais seule. Oui, complètement alone. Les amies que j'avaient depuis deux ans déjà s'étaient peu à peu éloignées, et finalement, je me suis retrouvée dans une classe qui m'apparaissait comme parfaitement inconnue. Je ne connaissais alors personne, et déjà les amis étaient entre eux... C'est en cours de Français, en cherchant une place, que j'ai fais la connaissance d'une autre fille, qui venait tout droit de Bretagne et avait déménagé en région parisienne. Deux filles perdues dans la foule, en plein territoire inconnu. Je ne sais pas si je lui ai été d'une très grande aide, mais quoi qu'il en soit, elle, m'a beaucoup aidée. Je pense que je devrais la remercier, car c'est grâce à elle que j'ai pu m'ouvrir aux autres et sympathiser avec l'ensemble de la classe. 
En Latin, j'ai rencontré trois autres filles, bien sympathiques elles-aussi, mais qui ne sont devenues de réelles amies que l'année suivante, où l'on s'est retrouvées dans la même classe. On s'entendait très bien, on "traînait" ensemble, bref, il y avait une très bonne ambiance...


Cette année, lors de la constitution des classes, un ami d'enfance et mon amie de 5° se sont retrouvés dans une classe différente... en territoire connu cette fois, car la plupart des élèves de cette classe faisaient partie de la notre l'année précédente. Et bien que sinon, tout le groupe soit au complet, l'ambiance commença à se détériorer. J'imagine que c'est, d'une certaine façon, de ma faute, mais j'ai beau cherché, je n'arrive pas à trouver quoi que ce soit qui ait pu provoquer cela.


La cassure eut véritablement lieu samedi. Ce 11 septembre. Je discutais donc avec ces amis sur skype, la conversation était aussi enjouée que d'habitude. On m'a alors posé la question "est ce que tu aimes (par amitié) x et y ?" (x et y étant des garçons bien sympas qui parlaient un peu à tout le monde et avec qui il m'était arrivé de discuter). J'ai alors demandé quand peut-on considérer une personne comme son ami. "Un ami comme C." m'a-t-on alors répondu. "C" étant un ami d'enfance, j'ai répondu que si "C" était le minimum comme ami, alors je ne pouvait pas comparer "x" et "y" à lui.
Et là, je reçu une phrase qui m'a autant surprise que frappée : "arrêtes de nous suivre s'il te plaît, sinon on va passer l'année comme ça et ça va pas le faire" (c'est en tout cas ce dont je me souviens). J'ai relu plusieurs fois cette phrase, pour m'assurer que je l'avais bien comprise. Après avoir demandé confirmation, j'ai obtenu la même phrase de nouveau. 
Contre toute attente, je n'ai pas pleuré, je suis juste restée plantée devant mon ordi, le regard vide, avec l'impression que mon estomac se révulsait. Mes yeux voyaient défiler les messages tels que "t'es là ?", "là ou pas là ?", "réponds stp"... Mais que devais-je répondre ? Qu'est-ce que je pouvais répondre ? Je n'en savais rien. Je ressentais tout cela comme si je savais inconsciemment que la cassure viendrait. 
De même, lorsque je me réveillais, la première chose que j'entendais était cette phrase. Mon estomac y réagit instantanément en se révulsant. Dès lors, aucun échange de mots, juste un "wie geht's ?" en allemand. Et autant vous dire que, si moi je ne parle pas d'elles, elles ne s'en privent pas ! 
Pareil ce soir, lorsque j'ai revu mon père : "Alors, ça c'est bien passé aujourd'hui ?". Aurais-je du être honnête ? Dire : "génial, je sais même plus à qui je dois dire "bonjour" en allant au collège et qui me considère comme une amie >.<" ? Non, je ne pouvais pas leur parler de ça. J'étais totalement bloquée, ne communiquant plus avec personne au collège, je me sentais presque comme une exilée. C'est là que j'ai commencé à penser à Izaya... Et finalement, j'ai commencé à comprendre comment on pouvait s'amuser avec les réactions des autres, révéler une autre personnalité. La solitude peut rendre complètement fou et changer totalement quelqu'un. Des fois, je me dis que si je n'avais pas mes correspondants avec qui je parle tous les soirs, je ne tiendrais pas le coup. C'est clair et nets, et c'est pour ça que je les estime plus que quiconque, parce que ce sont toujours eux qui sont restés à mes côtés lorsque tout le monde était ailleurs. "Love save the empty", oh so true !


Désolée donc, j'essaierai de ne plus poster de messages avec un tel état d'esprit, mais ça m'a vraiment aidé à faire le vide pour une fois. De plus, si jamais un certain "Yoru Kuragi" du forum RPG Durarara!! passe par ici, qu'il sache que j'ai adoré sa présentation et que relire l'histoire de Yoru (ou plutôt, Chô) m'a vraiment aidé à relativiser et à me remonter le moral. Il m'arrive encore de stopper mes occupations pour en relire un bout. A croire que mes addictions à la musique et à la rédaction me sauvent ! ^^


Veuillez donc me pardonner, je vais tout faire pour retrouver le moral le plus vite possible et pouvoir poster dans la joie et la bonne humeur !


Anju Fujiyama

2 commentaires:

Shizuo a dit…

OoOOh...
Bon comme je viens de lire ça je fais un commentaire rapide :
Je ne sais si Yoru passera par là, je ne pense pas pouvoir m'empêcher de lui donner le lien par MP mais sache que je suis bien d'accord avec toi sa présentation est merveilleuse ><

Sinon en rapport avec l'article sache que je te soutiens, et que j'ai vécu la même chose ( On ne m'a pas annoncé par MSN que je n'appartenais pas au groupe, mais à table devant tout le monde en 6eme donc c'est un peu différent peut-être )et je pense que je comprend donc !
Je comprend parfaitement ton coup de blues, et franchement il n'y a pas de mal à écrire dans ces cas-là !
Je ne sais que te souhaiter, je n'ai pas vraiment de conseil car je ne sais pas ce que tu souhaites du coup mais en tout cas je me permet de te dire un truc quand même, ne sois pas déçue par l'amitié. Je ne sais comment tu étais avec ces filles, si tu les considérais comme de vraies amies mais le fait est qu'elles n'en étaient pas je pense. Cela ne te condamne pas à rester seule <3
Mais je comprend que tu aies besoin de le rester un peu, de faire le point et d'observer les autres un peu à la façon d'Izaya =)
En tout cas, personnellement c'est vraiment quelque chose qui me touche comme sujet, comme ça m'est arrivé, alors si tu veux parler n'hésite pas <3

Bisous !

Anju Fujiyama a dit…

Merci beaucoup pour ton soutien Shizuo, ça me met vraiment du baume au coeur.
Bien sûr, la question qui revient à chaque fois est : si ils n'étaient pas de véritables amis, dois-je en conclure que nous ne l'avons jamais été ? Peut-on tirer la conclusion que ces liens étaient si faibles qu'un simple caprice a pu en venir à bout ? Quels ont été les mensonges et les vérités ?
Je sais que ça fait beaucoup, mais ce qui m'a aussi frappé, c'était que je connais une personne depuis plus de sept ans à présent et qu'elle semble tenir les mêmes propos que les autres. Je dis bien "semble", car il n'y a véritablement qu'une seule personne qui s'est exprimée. Mais bon, les idées sont un peu confuses, sachant qu'une de mes anciennes amies (qui m'avais donc larguée du groupe en fin de 6°) était revenue vers moi en 4°, et qu'elle n'avait pas l'air de me détester autant que ce que l'attitude du groupe semblait laisser entendre...
Mais bon, pour l'instant ça va, et je suis avant tout déterminée à ne pas ficher en l'air mes études pour des gens comme ça (à vrai dire, c'est une des premières choses que j'ai pensé :"il est hors de question que je les laisse influencer mon avenir, il n'appartient qu'à moi !"). Fight! donc, ça me motive pour le travail en quelque sorte...